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Detroit : Become Human
    VIDÉO
 
 
  Note générale
GamesUP.ch
9,5/10
  Note générale
lecteurs
Non noté
  Testé sur
 
PlayStation 4
Sur PlayStation 4 - Playstation 4 Pro

Les

+

> Une œuvre magistrale.
> Des plans photoréalistes.
> Modélisation des visages, des personnages.
> Le jeu prend prend vie devant vos yeux.
> Un fabuleux scénario, une écriture soignée, la crédibilité de l'univers, une leçon de vie.
> Des passages émotionnels qui feront date.
> Des personnages très attachants.
> Une bande sonore quasi parfaite.
> Bien plus de conséquences dans chaque choix que l'on fait par rapport aux œuvres précédentes du studio.
> Du mieux un peu partout par rapport aux autres œuvres de Quantic Dream.
> Un rythme de jeu soutenu.
> Un jeu déjà dans la légende.
 

Les

> On vous prend un peu trop par la main sur les enquêtes.
> Toujours un peu trop cloisonné au niveaux des environnements.
> Quelques choix que l'on peut faire son un peu mal expliqués. On s'attend à ce que le personnage dise une chose, mais il va en dire une autre à laquelle on avait pas pensé.
> On aurait aimé qu'ils poussent à fond le concept proposé dans le menu principal du jeu.
> Quelques personnages un peu trop caricaturaux.

Les œuvres du studio Quantic Dream et de son maître d’orchestre David Cage sont souvent prises pour des films interactifs, qui nous permettent de vivre l’action de l’intérieur, comme si le destin de nos héros dépendaient d’une simple touche de notre manette. On suit l’action, parfois lentement, aspiré par le scénario qui reste toujours le point fort des productions de ce studio. Le résultat étonne, entre génie et petites fautes de gameplay, mais ne laisse jamais personne indifférent. Avec Detroit : Become Human, David Cage réalise une œuvre magistrale, une symphonie intemporelle, comme si le génie d’un Mozart se voyait projeter dans un jeu vidéo, la baguette à la main. On reste bouche bée devant cette leçon d’humanité, devant ce tableau magnifique où les sentiments humains sont parfois effacé par la sincérité de ces androïdes, qui par petite touche de leur programmation dictée par la servitude qu’ils doivent aux humains, se voyaient soudain poussé par une main invisible, leur dictant de laisser battre leur cœur au rythme de leurs émotions nouvelles. Une sorte de cadeau de leur géniteur, qui au travers de leur machine, ont mis en mémoire des sentiments refoulés par de nombreuses années d’hypocrisie et de frustrations dans leur frénésie de consumérisme, qui leur ont fait perdre leur raison d’exister.
 

Testé sur PlayStation 4 par Snake

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> Graphisme 10/10    
La beauté de l’image, emplie de poésie, la justesse des plans et gros plans de visages qui ne demandent qu’à vivre sous vos yeux, Detroit : Become Human déploie des visuels qui feront date dans les jeux vidéo. Certains paysages sont tout simplement photoréalistes, d’une justesse renversante, déployant la technologie aseptisée d’une civilisation proprette, qui vit au dépend de ses créations au travers de couleurs flamboyantes. On hésite pas non plus à nous renvoyer dans les recoins les plus sombres de moments oubliés, face noirâtres des parias en tout genre, qui tentent de survivre dans les déchets et les poubelles de notre consumérisme cannibale. On peut parfois pleurer devant une simple image, s’émerveiller devant ces splendides effets de lumières ou tout simplement être littéralement aspiré par la nuit et ses ombres menaçantes. La claque est tellement jouissive que l’on en oublie parfois que l’on se trouve devant un jeu vidéo. On ressent l’action, car tout sonne juste et ce jusque dans les moindres détails. La modélisation des visages extraordinaire, laisse transparaître toutes les émotions humaines et non humaines, avec une justesse et un sens inné du cadrage, qui donne à cette œuvre magistrale, une immersion encore jamais proposée dans un jeu vidéo. Pour finir sur un aspect très important du moteur graphique : à aucun moment, sur un écran 4K souvent décrié et en HDR, qui fait rire certains testeurs, le jeu ne montre un seul signe de fatigue, aucune perte de couleurs, pas même un tressaillement lors de rapide transition de la caméra, la fluidité est sans défaut, suivant la ligne de conduite d’un studio, qui réalise une œuvre complète et un sans-faute artistique du début à la fin.
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> Violence 8/10    
Le jeu se veut très violent, car il soulève des questions simples sur la violence dans son plus simple appareil. Certaines séquences nous renvoient à nos propres démons, nos propres tortures, sorte d’exutoire de toutes nos erreurs qui restent finalement tellement humaines. Préparez-vous à vivre quelques chocs émotionnels des plus saisissants.
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> Jouabilité 9/10    
On joue le jeu, on vit le jeu, on décide et on juge, une vie… une mort d’un mouvement de joystick. Cela rend déjà le titre cohérent et inventif, sorte de cinéma interactif. Si les premières productions de David Cage n’ont pas toujours fait l’unanimité en terme de gameplay, force est de constater que ce titre corrige la plupart des erreurs passées, effacées dans la simplicité et l’inventivité, qui vous permet de devenir acteur de cette aventure. Les QTE sont intelligents et ne sont pas là pour vous pourrir la vie, mais pour vous mettre la pression sur certaines actions, qui se doivent d’être parfois… fulgurantes et sacrément punitives, comme dans la vraie vie, quand une seconde décide du destin d’un seul être. Le génie, encore une fois, de ce titre est de nous faire vivre chaque action, présente ou passée, comme si l’on devait résoudre dans l’urgence une affaire sans omettre le moindre détail, même si trop souvent les aides à l’écran nous empêchent d’oublier de faire de trop grossières erreurs. On est un peu aidé, surtout sur les scènes de crimes, mais sans que cela ne plombe complètement votre enquête, qui peut aussi bien facilement se retourner contre vous à la suite d’un dialogue malheureux. Alors, si la jouabilité se veut des plus intuitives, elle n’est pas le moteur central du gameplay, qui se veut un peu plus imaginatif, en nous proposant d’oublier vos déplacements pour vous consacrer sur le moment présent tout en vous permettant de contempler cet univers fascinant. On regrette encore parfois que les environnements que l'on visite soient si cloisonnés et ce même s'il y a du mieux à ce niveaux par rapport aux anciennes productions du studio.
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> Bande-son 9/10    
Que dire devant la justesse des dialogues en total symbiose avec la gestuelle et les expressions des visages, de la musique envoutante, qui vous emmène dans un long voyage qui vous emporte tellement loin que l’on ne veut revenir ni même oublier toutes les émotions ressenties, on reste bouche bée, muet, en larmes, hurlant au génie tellement souvent que cela en devient indécent. Vos actions sont aussi tranchantes sur la vie de vos personnages que vos paroles peuvent déchirer une vie avec un seul adjectif. Chaque dialogue est pensé pour vous donner le choix, votre choix, votre libre arbitre sur le déroulement de votre histoire tout en offrant une multitude de palettes émotives qui vous amèneront souvent à penser que la politesse peut devenir la pire des armes dans les mains d’un homme. Une scène, je le pense, va marquer les esprits, de par sa justesse et sa poésie morbide, servie par une mélopée, qui rend la tableau horriblement beau, affreusement douloureux, symbole de souffrances passées, d’erreurs trop souvent commises, de camp au nom germanique qui se voit commandé par un chef d’orchestre qui hurle ses gauches/droites comme on martel des ethnies au son des walkyries. Le doublage francophone est de bonne facture, mais les doublages anglais sont ceux qui remportent ici la palme d'or.
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> Durée de vie 8/10    
L’histoire est belle, dure, tragique, comme un opéra qui voit la belle pleurer trop vite la mort de son amour, tragiquement arraché à la vie par la faute de la jalousie humaine. Alors prenez tout votre temps, savourez ce chef-d’œuvre, comme si vous étiez en train de boire un vin d’exception, un whisky de Port Ellen, un met cuisiné par un passionné des saveurs, qui vous envoute d’une simple touche de plantes aromatiques, et laissez-vous emporter aussi loin que votre imagination pourra vous guider. Simplement ne vous empêchez pas de pleurer, de ressentir, de vous émouvoir, de vous sentir humble devant tant d’humanité, car je vous le dis, ce jeu marquera votre esprit d'une bien belle manière. Et comme vos décisions peuvent changer le cour du destin, essayez de découvrir la porte qui mènera à la vraie liberté. On apprécie la possibilité de voir à chaque fin de chapitre le pourcentage de gens dans le monde qui ont fait les choix que vous avez fait. L'histoire prend une dizaine d'heures à être complétée, mais voir tous les embranchements demandera de refaire l'histoire encore quelques fois, ce qui peut bien vite faire monter le temps de jeu.
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> Scénario 10/10    
Impossible de spolier, ni même de vous mettre l’eau à la bouche en dévoilant un soupçon des nombreuses surprises, qui vous attendent tout au long du jeu. Rien, si ce n’est la magie qui va vous envouter dès les premières minutes de ce film interactif d’un tout nouveau genre. Alors imaginez un monde où les androïdes sont devenus les nouveaux compagnons d’une civilisation absorbée par son gavage technologique, les nouveaux serviteurs parfais et attentionnés de maîtres qui ne jugent pas tous de la même façon leur incroyable dévouement à vos problèmes quotidiens, un monde propre en apparence mais qui révèle déjà les stigmates des génocides précédents. Car un jour, la machine va dire non à l’intolérance, non aux coups et aux brimades, non à la ségrégation des maîtres, qui veulent que leur technologie reste docilement attachée à leur vertus hypocrite. L’androïde va écouter son cœur de machine et se révéler à la vie, voir plus grand que son programme, nous insuffler son humanisme si simple et parfois si puérile qu’il en devient touchant. Il veut vivre, ne plus être cloisonné seulement dans son rôle de gardien des moralités perdues, mais bien sentir et accepter le souffle qui lui traverse les fluides et ne trouvant que trop souvent le chemin si fragile de la violence gratuite pour mettre un point final à ses souffrances. Et comme vous êtes le réalisateur et l’acteur de leurs rêves les plus simples, les choix cornéliens proposés peuvent très souvent avoir des conséquences inimaginables sur le scénario, vous arrachant une larme, voire plus, devant le sang versé, la vie brisée. On apprécie les gros efforts fournis par Quantic Dream pour donner plus de poids à chaque choix que le joueur fait et on espère que le prochain titre du studio ira encore un peu plus loin. L'histoire est bien mieux écrite que les titres précédents et ne laisse pas de zones d'ombres, ni ne cherche à faire des retournements de situations tirés par les cheveux, comme ils l'avaient fait deux ou trois fois sur Heavy Rain. Mention spéciale au duo Connor et Anderson, qui bénéficie d'une écriture de haut vol. La relation entre Kara et un autre personnage est aussi à mettre sur le devant de la scène tant cette relation est touchante à bien des égards. On apprécie tous les efforts mis en avant par le studio pour rendre cet univers plausible à nos yeux. Les documents annexes que l'on peut lire, les journaux télévisés que l'on peut regarder n'en font jamais des tonnes et tout semble si naturel que cela rapporte une grande crédibilité à ce possible futur, qui pourrait être le notre.
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> Note finale 9,5/10    
Les mots me manquent, car j’écris un sous le coup de l’émotion phénoménale que m’a procuré ce jeu, ou ce film, ou cette grande leçon de vie interactive. Dans la vie d’un testeur, on ne vibre pas très souvent, la faute, parfois, à un manque de prise de risque qui font d’un jeu, un simple outil commercial. Mais aujourd’hui, mon cœur s’est mis à pleurer, souvenir d’un passé d’enfant brisé, devant toute la poésie et la dramaturgie de cette œuvre magistrale, comme on en fait peu. À faire au moins une fois dans sa vie si l'on est pas totalement hermétique au genre.
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> INFOS SUPPLÉMENTAIRES
Version:
Genre: Action / Aventure
Age: dès 16 ans
Nombre de joueurs: 1
Online: Non
Date de sortie: 25.05.2018
Editeur: Sony Interactive Entertainment
Site officiel: http://www.quanticdream.com/en/
Développeur: Quantic Dream
> PAROLE DU RÉDACTEUR
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